Communiqué de presse
12-09-02

Activité et Résultats au 30 juin 2002

Résultats du 2ème trimestre 2002
  • Résultat Brut d'exploitation : EUR 637 Millions (+18,4% vs T1 02)
  • Résultat Net pdg : EUR 383 Millions (-4,0% vs T1 2002)
Résultats du 1er semestre 2002
  • Résultat Brut d'exploitation : EUR 1 175 Millions (-13,4% vs S1 01)
  • Résultat Net pdg : EUR 782 Millions (-5,1% vs S1 2001)
    • Bénéfice net par action : EUR 0,68 (EUR 1,25 sur l'année 2001)
    • ROE annualisé² : 19,6% (20,5% au 1er semestre 2001)
    • Très bonne performance de l'activité commerciale dans les services financiers au secteur public, le premier métier du groupe 

    COMPTES DE RÉSULTATS CONSOLIDÉS
    Millions d'euros
    2ème trim.
    2002
    1er trim.1
    2002
    %
    1er sem.
    2002
    1er sem.1
    2001
    %


    Produit net bancaire
    1 442
    1 335
    +8,0%
    2 777
    2 927
    -5,1%

    Charges d'exploitation
    -805
    -797
    +1,0%
    -1 602
    -1 571
    +2,0%

    Résultat brut d'exploitation
    637
    538
    +18,4%
    1 175
    1 356
    -13,4%

    Coût du risque
    -94
    -32
    x 2,9
    -126
    -121
    +4,2%

    Résultat d'exploitation
    542
    506
    +7,1%
    1 049
    1 235
    -15,1%

    Corrections de valeur sur port. invest. à LT
    -12
    +33
    n.s.
    20
    52
    -60,5%

    Amortissement du Goodwill
    -11
    -14
    -21,4%
    -25
    -25
    +0,1%

    Impôts
    -127
    -117
    +8,5%
    -244
    -388
    -37,1%

    Résultat des entreprises m.e.e
    15
    19
    -21,1%
    34
    24
    +41,2%

    Dotation (-) ou reprise (+) au FRBG
    -2
    -5
    -60,0%
    -7
    -33
    -79,3%

    Intérêts minoritaires
    21
    24
    -12,5%
    45
    41
    +11,0%

    Résultat net part du groupe
    383
    399
    -4,0%
    782
    824
    -5,1%

    1 proforma

    Le Conseil d'Administration de Dexia s'est réuni le 12 septembre 2002. Il a arrêté les comptes du groupe pour le 2ème trimestre 2002.

    • Le produit net bancaire du 2ème trimestre 2002, à EUR 1 442 Millions, s'est inscrit en forte hausse (+8,0%) par rapport au trimestre précédent. Hors revenus à caractère exceptionnel ou non récurrent, la croissance a été de +4,2%. Ceci s'explique notamment par une très bonne performance du premier métier du groupe, dont les revenus sous jacents progressent de +1,3% en un trimestre, mais aussi et surtout par un rebond dans le métier de banque commerciale de proximité (+9,4%). Quant aux métiers de gestion financière, bien qu'ayant subi la très mauvaise conjoncture des marchés boursiers, le recul de leur revenus sous jacents est limité à - 3,7%.
    • Les coûts d'exploitation se sont élevées à EUR 805 Millions, en légère progression (+1,0%) par rapport à celles du 1er trimestre. Toutefois, si l'on ne tient pas compte des charges à caractère exceptionnel (portant sur les provisions de restructuration de Dexia Bank Nederland au 2ème trimestre), elles ont fortement baissé de -1,3% sur le trimestre. Ceci atteste que les actions décidées en début d'année, visant à contenir les frais généraux de l'année à un niveau inférieur, en valeur absolue, à celui de 2001, commencent à porter leurs fruits, grâce en particulier aux synergies dégagées par l'intégration d'Artesia. La base de coûts trimestrielle est ainsi déjà au-dessous de ce qu'elle était au 1er trimestre 2001 (sur une base comparable).
    • Le résultat brut d'exploitation s'est élevé à EUR 637 Millions, soit une augmentation de +18,4%. Son augmentation sous-jacente (hors éléments exceptionnels et non récurrents) a été de +13,1%. La séquence du résultat brut d'exploitation sous jacent des 6 derniers trimestres, indiquée ci-dessous, atteste de la réactivité de Dexia en ce qui concerne la gestion de ses frais généraux, en baisse au cours de trois derniers trimestres, et montre également que le niveau de ses revenus a certes varié, mais à un degré mineur si on le compare à celui de la profession bancaire dans son ensemble, dans une conjoncture qui a radicalement changé sur la période. Ceci tient à la remarquable robustesse des recettes dans le principal métier du groupe, qui est très peu sensible aux variations de conjoncture.
    Hors éléments exceptionnels et non récurrents (T1 2001 à T1 2002 : proforma)
    EUR Millions
    T1 2001
    T2 2001
    T3 2001
    T4 2001
    T1 2002
    T2 2002


    Revenus
    1 349
    1 381
    1 311
    1 361
    1 275
    1 328

    Coûts
    -786
    -788
    -836
    -837
    -795
    -785

    RBE
    563
    592
    475
    524
    480
    543

    • Le coefficient d'exploitation s'améliore ainsi fortement, tant au niveau total (55,8% au 2ème trimestre contre 59,7% au premier) que sur la base des revenus et coûts sous-jacents (59,1% contre 62,4% au premier trimestre).
    • La charge nette du risque du 2ème trimestre 2002 s'est élevé à EUR 94 Millions, en hausse par rapport à celle du 1er trimestre, qui était de EUR 32 Millions. En cumul sur six mois, elle a été de EUR 126 Millions, soit 4,2% de plus que celle du 1er semestre 2001. La charge du 2ème trimestre inclut deux éléments particuliers qui ont fait l'objet d'une communication au marché le 5 août dernier et qui sont ici rappelés :
      • La dégradation de la qualité du crédit des grandes entreprises en particulier aux USA, a conduit FSA à procéder à une revue générale de ce type de risques et à accroître en conséquence, à hauteur de EUR 39 millions, le niveau de la provision générale destinée à couvrir les risques engendrés par son activité de garantie financière des CDO's (Collateralized Debt Obligations).
      • La baisse importante de la bourse d'Amsterdam a conduit Dexia Bank Nederland à constituer un complément de provisions de EUR 32 millions au titre de l'activité de leasing d'actions.

    Le taux de charge du risque du semestre des activités bancaires de Dexia, qui s'établit ainsi à 7,79 points de base en base annuelle, reste donc dans la région des très faibles niveaux constatés historiquement, c'est à dire inférieur à 10 points de base. Concernant les activités de rehaussement de crédit de FSA, le ratio correspondant (dotation à la provision générale rapportée aux encours nets assurés) s'établit, en base annualisée, à 3,40 points de base.

    • Le Résultat d'exploitation s'est élevé à EUR 542 Millions, soit une augmentation de +7,1%. Hors éléments exceptionnels et non récurrents, il est stable sur chacun des 2 trimestres, à environ EUR 449 Millions.
    • La charge d'impôt a été de EUR -127 Millions, contre EUR -117 Millions au 1er trimestre 2002, soit une augmentation de +8,5%.
    • Le ROE (Rendement des Fonds Propres), analysé sur les six premiers mois de l'année s'est élevé à 19,6%2 en base annuelle. Il était de 20,5%2 sur le premier semestre 2001.
    • Le Bénéfice par action s'élève à EUR 0,68 sur les six premiers mois de l'année. Il était de EUR 1,25 sur l'ensemble de l'année 2001.
    • Le ratio de fonds propres durs (Tier One Ratio) du groupe s'établit à 9,3%, inchangé par rapport à ce qu'il était à fin mars 2002.

    II . Activité et Résultats des Métiers

    Le contexte général économique et boursier du 2ème trimestre 2002 n'a fait que prolonger, en les aggravant, les incertitudes qui caractérisaient déjà le premier trimestre. Ceci n'a pas épargné les métiers de Dexia, sans pour autant peser gravement sur son résultat d'ensemble. Il est visible, une fois de plus, que les fluctuations de conjoncture ont, chez Dexia, un impact modéré, et ne mettent pas en péril sa rentabilité.
    • Dans les Services financiers au secteur public, l'activité du premier semestre a été remarquable. La production3 des six premiers mois de l'année a été de EUR 11,5 Milliards, soit une augmentation de +43,1% sur le semestre comparable. L'implantation Nord américaine du groupe (hors FSA) a été le premier producteur de nouvelles affaires, en volume, avec 4,0 Milliards d'engagements nouveaux (+32%). En Italie, les engagements nouveaux ont été de EUR 2,4 Milliards sur le semestre, soit 4,5 fois supérieurs à ceux du 1er semestre 2001. Cette forte croissance est expliquée notamment par deux opérations importantes dans le secteur autoroutier totalisant à elles seules EUR 1,3 Milliards. En France, la croissance de la production a été de +8%, à semestres comparables. En Belgique, elle a été de +47%4 . En Espagne, la nouvelle structure d'intervention du groupe, Dexia Sabadell Banco Local, a généré EUR 0,6 Milliards d'affaires nouvelles, soit près de 4 fois son chiffre du 1er semestre 2001, et en croissance de +11% sur celui du 2ème semestre 2001. Enfin, le volume d'affaires traité par Dexia Finance a porté sur 2,4 Milliards d'opérations (en augmentation de +50% de semestre à semestre), attestant ainsi du succès croissant de l'activité de gestion active de la dette, qui, dans certains pays comme la France, dépassent désormais la production primaire de nouveaux financements. Cette remarquable performance commerciale présente le double avantage de contribuer à la hausse des revenus du métier pour la période en cours, mais aussi, vu la durée des opérations engrangées, de créer un réservoir de recettes futures pour les nombreuses années à venir.
      L'encours3 des financements à long terme s'est élevé à EUR 123,6 Milliards à fin juin 2002, en augmentation de +9,1% sur 12 mois. Dans le secteur public local, la progression a été de +10,8% sur le semestre. En revanche l'encours des financements de projets et de grandes entreprises a baissé (-2,7% sur le semestre) pour s'établir à EUR 13,5 Milliards au 30 juin. L'encours de crédits à court terme s'est établi à EUR 15,8 Milliards; il était de EUR 14,4 Milliards à fin 2001. Par ailleurs, l'encours de dépôts et d'avoirs gérés de la clientèle du métier était de EUR 16,9 Milliards5 au 30 juin 2002. Il était de EUR 16,0 Milliards à la fin 2001. Les activités d'assurance dans ce métier, concernant notamment les personnels fonctionnaires publics locaux, conduites principalement par Dexia-Sofaxis et les AP Assurances, ont également été en croissance, les primes du 1er semestre 2002 étant supérieures de +32,4% à celles du 1er semestre 2001. Enfin il faut noter l'excellente performance commerciale de FSA (Financial Security Assurance), qui a connu, sur le premier semestre de l'année une activité record. La valeur actuelle des primes brutes souscrites (obligations municipales et ABS confondues) a été de USD 374,7 millions sur le semestre 2002 (+ 29%) et de USD 199,9 Millions sur le seul 2ème trimestre (soit 14% de plus qu'au premier trimestre de la même année). Ces excellentes performances commerciales ont été enregistrées dans les trois domaines d'activité (Municipal, ABS et International). Dans le secteur " Municipal " qui constitue la première activité de cette filiale, FSA, avec une part de marché de 29%, est resté le leader de cette activité et a produit un volume des primes brutes actualisées de USD 150,5 millions sur le semestre (USD 74.9 millions sur le seul second trimestre) soit une croissance de plus de 22% par rapport aux six premiers mois de 2001. Dans le secteur des ABS (Asset Backed Securities) aux USA, l'activité de FSA a été également soutenue en dépit d'un durcissement des critères d'acceptation des risques dans les activités de CDO (Collateralized Debt Obligations). Ainsi, sur le premier semestre 2002, FSA a produit USD 139,5 millions de primes brutes actualisées (USD 63,6 millions sur le second trimestre), soit une croissance de +18% par rapport au 1er semestre de l'année précédente. Enfin, l'activité internationale a été particulièrement dynamique, la production de primes brutes actualisées augmentant de +70% pour s'établir à USD 84,7 millions sur le semestre (USD 61,4 millions au second trimestre seul). L'activité a été soutenue tant dans le domaine des financements de projets, (FSA a notamment garanti le financement de deux autoroutes à péage, dont une en France), que dans celui des émissions des collectivités locales (garantie d'une émission obligataire de EUR 227 millions de la Ville de Valence en Espagne).
      Les synergies entre FSA et les autres entités du groupe Dexia continuent de se développer, 30 nouvelles opérations communes ayant été montées sur le premier semestre (56 sur la totalité de l'année 2001) pour un montant collecté de primes brutes actualisées de USD 57,4 millions (USD 100,8 million sur la totalité de 2001).
      Dans la ligne de ces performances commerciales, les résultats du métier ont été de très bonne tenue. Ainsi, le résultat brut d'exploitation sous jacent du 2ème trimestre 2002 retrouve le niveau record qu'il avait atteint au 2ème trimestre 2001. Le coefficient d'exploitation s'améliore pour passer à 34,1%, l'un des plus bas niveaux atteints au cours des six derniers trimestres. Le résultat net part du groupe du 2ème trimestre a marqué un recul (-10,8%) essentiellement du à l'augmentation de la provision générale de FSA (voir supra). Malgré cette charge, la rentabilité sur fonds propres économiques du métier reste très élevée, à 21.3%.
      2 Si le goodwill relatif à l'offre publique d'échange sur les actions de Dexia-BIL (en 1999), aux acquisitions de FSA et Labouchere (en 2000), et à celles de Artesia BC, Kempen&Co et Groupe Financière Opale (en 2001) était porté à l'actif du bilan et amorti sur 20 ans, le ROE se serait élevé à 9.9% au 1er semestre 2002 et à 11.4% au 1er semestre 2001.
      3 Hors Allemagne et mises en équivalence.
      4 Hors production de Artesia BC estimée à EUR 260 millions.
      5 Hors-bilan de Artesia BC non compris mais estimé à EUR 3,3 milliards.

    Public Finance - Hors éléments exceptionnels et non récurrents (T1 2001 à T1 2002 : proforma)
    EUR Millions
    T1 2001
    T2 2001
    T3 2001
    T4 2001
    T1 2002
    T2 2002


    Revenus
    401
    463
    417
    461
    457
    463

    Coûts
    -157
    -158
    -162
    -170
    -168
    -158

    RBE
    244
    305
    256
    290
    289
    304

    Coût du risque
    -26
    -71
    -43
    -43
    -14
    -43

    Résultat Net pdg
    140
    154
    141
    189
    195
    174

    Coefficient d'exploitation
    39,2%
    34,1%
    38,8%
    36,9%
    36,8%
    34,1%

    ROEE(*)
    18,1%
    20,3%
    19,3%
    23,9%
    23,6%
    21,3%

    (*) Rendement des fonds propres économiques, annualisé
    • Les Services Financiers de proximité ont continué de supporter le poids d'un environnement économique et financier médiocre caractérisé par :
      • des taux d'intérêts se maintenant à des niveaux très bas et ne donnant guère de latitude pour améliorer la marge sur les carnets de dépôts et bons de caisse;
      • un effet marché défavorable sur la valorisation des capitaux investis en OPCVM et assurance vie en unités de compte.
      • Un très faible appétit de la clientèle pour les produits induisant des revenus de commissions
      • Un environnement concurrentiel particulièrement difficile dans les produits d'assurance à taux garanti (branche 21).

    Néanmoins, grâce au dynamisme commercial de ses réseaux, Dexia Banque a maintenu l'encours des avoirs de la clientèle à un niveau à peu près stable, soit EUR 80,1 Milliards, en léger recul de -0,6% par rapport au 31 mars 2002. L'encours de crédits à la clientèle a quant à lui progressé de +2,1% sur le trimestre, pour s'établir à EUR 21,5 Milliards.
    Dans ces circonstances peu porteuses, les revenus sous-jacents du métier ont pourtant connu un véritable rebond par rapport à leur niveau du 1er trimestre 2002. Ce sont d'abord les bonnes performances en matière de collecte des dépôts, orientée vers les produits à plus forte marge, qui ont pu largement compenser l'effet négatif des taux bas. Par ailleurs, les modifications apportées dans le courant du 2ème trimestre à la gestion actif-passif liée aux carnets de dépôts, a commencé à produire les effets positifs qui en étaient attendus. Les commissions et autres revenus sont restés, en revanche toujours sous pression, avec un recul de -6,1% sur le trimestre. Analysées au niveau du semestre, les commissions qui s'élèvent à EUR 190 Millions au 1er semestre 2002 sont en recul de - 10,8% par rapport à celles du 1er semestre 2001 dont le contexte était bien meilleur. Mais comparées aux commissions du 2ème semestre 2001 (EUR 180 Millions), bien plus comparable en termes d'environnement, elles sont en augmentation de + 5,6%. Les revenus provenant de la marge technique et financière des activités d'assurance sont, quant à elles, en forte augmentation sur le trimestre (+72,7%). Celle-ci résulte notamment de l'amélioration du ratio sinistres/primes dans les assurances dommages, de la bonne performance de certains produits d'assurance vie classiques.
    Les coûts (hors éléments exceptionnels) sont stables sur le trimestre, les synergies de coûts générés par l'intégration d'Artesia, déjà importantes dans leur ensemble, n'ayant eu jusqu'ici qu'assez peu d'impact sur le deuxième métier, alors qu'il a été au contraire très sensible dans les métiers du siège (Trésorerie et Marchés de capitaux notamment).
    Ainsi, le résultat brut d'exploitation du 2ème trimestre augmente de +74% par rapport au trimestre précédent et s'établit à EUR 87 millions, retrouvant ainsi son niveau du 2ème trimestre 2001. Le coefficient d'exploitation s'améliore ainsi sensiblement, passant de 87,6% au premier trimestre à 80,3% au deuxième.
    Le résultat net du trimestre est de EUR 61 millions, en hausse de 56% par rapport à celui du 1er trimestre. Globalement, la rentabilité du deuxième métier se redresse donc nettement, le retour sur fonds propres économiques annualisé passant de 8.8 % au premier trimestre à 13,4 % au deuxième trimestre 2002.

    Services Financiers de Proximité - Hors éléments exceptionnels et non récurrents (T1 2001 à T1 2002 : proforma)
    EUR Millions
    T1 2001
    T2 2001
    T3 2001
    T4 2001
    T1 2002
    T2 2002


    Revenus
    463
    444
    429
    417
    403
    441

    Coûts
    -356
    -356
    -368
    -354
    -353
    -354

    RBE
    106
    87
    60
    63
    50
    87

    Coût du risque
    -13
    0
    -6
    -9
    -11
    -9

    Résultat Net pdg
    68
    64
    42
    38
    39
    61

    Coefficient d'exploitation
    76,9%
    80,2%
    85,8%
    84,9%
    87,6%
    80,3%

    ROEE(*)
    14,7%
    14,0%
    9,3%
    8,4%
    8,8%
    13,4%

    (*) Rendement des fonds propres économiques, annualisé
    • Dans les Métiers de Gestion Financière (banque privée, gestion d'actifs, administration de fonds d'investissement, courtage et conseil en actions), les conditions commerciales ont continué d'être très défavorables avec la mauvaise tenue des marchés actions au 2ème trimestre 2002. Par ailleurs, Dexia Bank Nederland continue d'être confrontée aux mêmes difficultés sur les contrats de " leasing d'actions " hérités de l'ex-Banque Labouchere. Ce contexte a bien sûr pesé sur les résultats du métier, mais dans l'ensemble le résultat brut d'exploitation sous jacent n'a pourtant connu qu'un assez léger recul sur le trimestre (-2,2%)
      En termes d'activité, les différentes branches du métier ont connu des évolutions contrastées. Ainsi, l'encours d'avoirs de la clientèle de Banque Privée (hors share leasing) s'est inscrit à EUR 34,3 Milliards à fin juin 2002, en recul de EUR -3,0 Milliards par rapport au 31 mars 2002, largement sous l'effet des valorisations (EUR -2,3 Milliards), mais aussi d'une décollecte (EUR -0,7 Milliards). Dans l'activité de " share leasing " de l'ex-Labouchère, la production a été atone, le montant de nouveaux contrats (EUR +0.3 milliards) étant inférieur aux tombées du semestre (EUR -0,5 milliard), les encours de crédits reculant ainsi de -4,8% sur le trimestre à EUR 4,0 milliards.
      Dans la Gestion d'Actifs, les encours se sont repliés au cours du second trimestre de EUR - 5,6 milliards (ou - 6,5%) pour s'inscrire à EUR 80,5 milliards au 30 juin. Cette baisse procède très largement d'un effet marché négatif de EUR- 5,3 milliards (soit - 6,2%), la décollecte nette sur le trimestre s'étant élevé à EUR- 0,3 milliard (ou - 0 ,4%). Sur le semestre, la collecte nette a été positive (EUR + 0,7 milliard ou + 0,8%). La baisse globale des encours sur le semestre (EUR - 3,9 milliards, soit - 4,6%) a donc procédé de l'effet marché (EUR - 4,6 milliards ou -5,5%), compensé par la bonne performance commerciale des gestions collectives et institutionnelles, dans lesquelles les flux de nouveaux de capitaux à gérer ont ensemble été de EUR + 1,0 milliards (ou +1,6%) sur le semestre. Cette évolution confirme en particulier le caractère contra-cyclique de la gestion institutionnelle du fait de la forte proportion de mandats de "gestion alternative" et du dynamisme de la collecte dans les réseaux.
      Dans la Gestion Administrative de Fonds, l'activité de banque dépositaire a été soutenue, le nombre de transactions ayant augmenté de près de 20% sur le trimestre. L'activité d'administration centrale a été aussi en hausse de +3,2% sur le trimestre suite au regain d'activité au Luxembourg. Enfin, l'ensemble des indicateurs de l'activité d'agent de transfert a progressé de manière satisfaisante. Le nombre de transactions exécutées au cours du trimestre a augmenté de +7,9%6 et le nombre de comptes a progressé de +3,7%6.
      Dans des circonstances de marché médiocres, et dans un environnement difficile aux Pays-Bas, le résultat brut d'exploitation sous-jacent du métier n'a subi qu'un léger recul de ?2,2%. Ceci a été possible grâce à la contraction considérable des coûts (-5,0%) au 2ème trimestre alors que le 1er trimestre était lui-même déjà en baisse de -6,8%. La baisse des revenus sur le trimestre (EUR -10 Millions) est, quant à elle, imputable à hauteur de EUR 7 Millions à Dexia Bank Nederland.
      6 à périmètre constant, càd. hors Bank of N.T.Butterfield and Son Ltd récemment acquise.
    Gestion d'Actifs - Hors éléments exceptionnels et non récurrents (T1 2001 à T1 2002 : proforma)
    EUR Millions
    T1 2001
    T2 2001
    T3 2001
    T4 2001
    T1 2002
    T2 2002


    Revenus
    314
    299
    271
    294
    271
    261

    Coûts
    -183
    -186
    -182
    -192
    -179
    -170

    RBE
    131
    113
    89
    103
    93
    91

    Coût du risque
    -1
    -1
    -3
    -36
    -2
    -32

    Résultat Net pdg
    84
    73
    52
    58
    63
    43

    Coefficient d'exploitation
    58,3%
    62,2%
    67,2%
    65,3%
    66,1%
    65,1%

    ROEE(*)
    43,4%
    38,0%
    26,9%
    42,8%
    40,7%
    28,2%

    (*) Rendement des fonds propres économiques, annualiséExaminée au niveau des sous métiers, l'exploitation fait apparaître des progressions du résultat brut d'exploitation (sous-jacent) de chaque sous métier au 2ème trimestre par rapport au 1er, à l'exception de la gestion d'actifs, où il recule.

    M EUR (*)
    Banque Privée
    yc share leasing
    Gestion d'actifs
    Administration de
    fonds
    Conseil et
    courtage
    Total 3ème
    métier
    T1 02
    T2 02
    T1 02
    T2 02
    T1 02
    T2 02
    T1 02
    T2 02
    T1 02
    T202


    PNB
    137
    133
    54
    48
    47
    50
    33
    30
    271
    261

    Coûts
    -95
    -89
    -30
    -28
    -29
    -30
    -25
    -22
    -179
    -170

    RBE
    42
    44
    23
    19
    19
    20
    8
    8
    93
    91

    (*) Hors éléments exceptionnels et non récurrents

    Dans le segment de « Banque Privée » qui inclut pour l'instant l'activité de share leasing, le RBE est en hausse. Celle-ci doit être particulièrement saluée : en effet, tant les encours d'avoirs de la clientèle de banque privée que les encours de crédit de share leasing sont en baisse sur le trimestre, ce qui met en évidence l'amélioration de la rentabilité. Cette bonne performance couronne les efforts de réduction de coûts qui ont été entrepris dès que le retournement de conjoncture s'est produit.
    S'agissant de Dexia Bank Nederland, une politique de provisionnement des contrats de share leasing a été mise en place, prenant en compte non seulement les impayés constatés, mais aussi les risques de crédit potentiels liés à l'évolution des marchés actions aux Pays-Bas.
    Dans l'ensemble, la rentabilité du métier reste de très bonne tenue, et supérieur à l'objectif d'ensemble du groupe, avec un ROE de 28,2% pour le trimestre.
    En dernier lieu, le secteur marchés de capitaux et trésorerie, qui regroupe l'ensemble des activités de support des métiers commerciaux de Dexia, a connu un bon 2ème trimestre, même s'il a été en recul par rapport au trimestre précédent qui avait connu un très haut niveau de revenus. C'est sur les coûts que la progression est particulièrement satisfaisante, ceux du 2ème trimestre s'inscrivant en baisse de -11,1% par rapport à ceux du premier. Cette performance manifeste de façon tangible les premières synergies de l'intégration d'Artesia. Au cours du trimestre, le groupe a procédé à des émissions à long terme pour un montant de EUR 7,2 milliards, ce qui porte le montant d'émissions pour le semestre à EUR 13,0 milliards dont plus de la moitié avec un rating AAA au travers notamment de sa filiale Dexia Municipal Agency.

    Le coefficient d'exploitation s'inscrit donc en baisse à 24,4% au 2ème trimestre contre 25,7% au premier trimestre. Le métier dégage toujours une forte rentabilité sur le semestre, avec un retour sur fonds propres économiques de 27,9% au 2ème trimestre 2002.

    Activité de Trésorerie et Marchés de Capitaux - Hors éléments exceptionnels et non récurrents (T1 2001 à T1 2002 : proforma)
    EUR Millions
    T1 2001
    T2 2001
    T3 2001
    T4 2001
    T1 2002
    T2 2002


    Revenus
    175
    171
    182
    151
    175
    164

    Coûts
    -47
    -44
    -44
    -47
    -45
    -40

    RBE
    129
    127
    138
    104
    130
    124

    Coût du risque
    0
    0
    1
    -22
    3
    -2

    Résultat Net pdg
    94
    92
    76
    70
    110
    84

    Coefficient d'exploitation
    26,9%
    25,7%
    24,2%
    31,1%
    25,7%
    24,4%

    ROEE(*)
    27,2%
    26,5%
    20,5%
    22,4%
    38,2%
    27,9%

    (*) Rendement des fonds propres économiques, annualiséEn commentant ces résultats, Pierre RICHARD, Administrateur Délégué et Président du Comité Exécutif, a déclaré :

    « Dans un environnement particulièrement dégradé pour le secteur financier, les résultats du 2ème trimestre attestent à la fois de la robustesse de Dexia et de sa réactivité. Les revenus sous jacents du trimestre ont bondi de plus de 4% sur 3 mois, tandis que les charges d'exploitation sont revenues au niveau de ce qu'elles étaient au 1er trimestre 2001. Ceci résulte notamment d'une performance commerciale particulièrement remarquable dans le premier métier du groupe, d'un rebond très net des revenus de la banque commerciale de proximité, et d'une bonne résistance des métiers de gestion qui continuent de subir la mauvaise conjoncture des marchés actions. C'est aussi le fruit des efforts engagés dès la fin de l'année dernière par toutes les entités du groupe qui nous permettront de contenir les coûts de 2002 en dessous de leur niveau en 2001, et qui seront poursuivis. Ainsi, Dexia dégage, sur le premier semestre 2002, une rentabilité élevée qui se trouve dans la partie haute de la fourchette de ses objectifs, soit 19,6 %. Quant aux résultats pour l'ensemble de l'année, l'exercice 2002 sera honorable. Dexia a une base de revenus robuste et prévoit de très bons résultats en ce qui concerne la maîtrise de ses coûts. Mais il subsiste des incertitudes liées au marché boursier, notamment sur Euronext Amsterdam qui ont une influence sur les résultats de Dexia Bank Nederland, compte tenu de la méthode de provisionnement que le groupe a décidé d'appliquer pour cette filiale. Pour le reste, le résultat net pour 2002 devrait être du même ordre de grandeur que celui de 2001. »

    Annexe

    Principaux agrégats du Bilan
    Milliards d'euros
    Décembre 2001
    Juin 2002
    Evolution


    Total du bilan
    351,4
    337,4
    -4,0%

    Fonds propres
    8,4
    8,5
    +1,2%

    Dettes envers la clièntele
    84,0
    86,3
    +2,8%

    Dettes représentées par un titre
    140,9
    137,8
    -2,2%

    Creances sur la clientèle
    156,4
    152,1
    -2,8%

    Obligations, actions et autres titres
    116,8
    117,8
    +0,9%

    Immobilisations financières*
    1,4
    1,6
    +11,5%

    * Si A la date du 30 juin 2002, le portefeuille d'immobilisations financières comportait un montant de 644,2 Millions au titre de participations minoritaires stratégiques dans des groupes européens du secteur financier et autres, cotés en bourse. La valeur de marché de ce portefeuille s'élevait à la même date à EUR 696,8 Millions.