Le Portrait de Giroux
Contraste et pureté de la palette sont les maîtres-mots de cette toile du début du XXème.
À l’avant-plan, le galeriste, appuyé sur un fauteuil rouge flamboyant, esquisse un sourire entendu.
L’éclat vif du divan se détache avec netteté du reste du décor de cet intérieur bourgeois. Le contraste du rouge avec le bleu de la moquette et de la nuit qui se glisse par la fenêtre, sa couleur complémentaire, est saisissant.
L’intérieur très décoré et riche en détails, est typique des toiles de Paerels dès1908, 1909.
L’audace de la recherche chromatique met en évidence les liens du peintre au courant pictural du fauvisme. Paerels fut par ailleurs membre de la troupe belge des « Fauvistes Brabançons ».
Le sujet représenté, Georges Giroux, est une figure de la vie artistique de la Belle-époque en Belgique, Il sera le premier à organiser, en 1920, une rétrospective entièrement dédiée à Ensor.
En 1912, des tableaux de Paerels sont présentés lors de l’exposition inaugurale de la Galerie Giroux.
En savoir plus sur Willem Paerels
En 1894, à l’âge de seize ans, Willem Paerels quitte son Delft natal pour s’installer à Bruxelles.
Autodidacte, il fonde avec ses amis Louis Thévenet et Fernand Schirren l’association d’artistes Le Labeur, qui introduit en Belgique le style coloré du fauvisme français.
Il rejoint le cercle d’Auguste Oleffe et entre ainsi en contact avec les fauvistes brabançons.
Après la Première Guerre mondiale, sa palette se fait plus sombre et sa forme plus synthétique.