line

    titre13 

    Une nouvelle croissance du résultat net part du groupe au 30 juin 1998 de 2,3 milliards FRF, en hausse de 10,5%
     
    Le 22 septembre dernier, Pierre Richard a présenté les résultats de l'activité des six premiers mois de l'année 1998 du groupe Dexia.

 

    Le concept ã Dexia ä porte ses fruits

    Les comptes combinés ne sont pas une juxtaposition de comptes séparés mais bien les comptes d'un groupe intégré unique. Ils traduisent la réussite de la fusion intervenue il y a près de deux ans.
    En effet, avec un résultat net part du groupe de 2,33 milliards FRF, soit 10,5% d'augmentation, Dexia montre sa capacité à générer régulièrement des résultats en croissance significative. Dexia reste donc fidèle à la tradition du Crédit local de France et du Crédit Communal de Belgique qui depuis 10 ans affichent une croissance moyenne annuelle des résultats de l'ordre de 10%. Le total du bilan au 30 juin 1998 s'élève à 1242 milliards FRF en augmentation de 1,8% par rapport au 31 décembre 1997 et de 5,8% par rapport au 30 juin 1997. 80% des actifs sont constitués de prêts au secteur public, ce qui conforte la sécurité du groupe.

    graph1Le résultat d'exploitation

    Les encours de financement sont réalisés à 85% dans l'Union européenne et plus Particulièrement en Belgique et en France.

    En ajoutant l'activité aux Etats-Unis, ce pourcentage passe à 95%.
    Le produit net bancaire (PNB) s'élève à 8,8 milliards FRF contre 7,6 milliards FRF au 30 juin 1997, soit une progression de 15,6%. Sa croissance élevée provient d'abord d'une amélioration des revenus d'intérêts nets qui augmentent de 7% à 5,8 milliards FRF. Cette évolution souligne la capacité de résistance de Dexia dans un secteur très concurrentiel. On note en particulier l'augmentation des encours de prêts de 8,6% et le maintien des marges; la poursuite du changement d'orientation des placements de la clientèle vers les carnets de dépôts plus rémunérateurs, au détriment des bons de caisse; le placement du produit de la cession de la participation dans la BBL.
    En second lieu, il convient de souligner l'accroissement de 36,1% des ã autres revenus ä (soit 3 milliards FRF contre 2,2 milliards FRF au 30 juin 1997). ãÊLes autres revenus ä comprennent les revenus de titres à revenus variables, les commissions nettes (+36%) et le poste résultats sur opérations financières.
    Les charges d'exploitation s'établissent à 4,5 milliards FRF et enregistrent une hausse de 14,5% par rapport au 30 juin 1997. Cette augmentation élevée s'explique essentiellement par un élément exceptionnel, à savoir une provision de 244 millions FRF pour litige sur la TVA avec l'administration fiscale belge. Sans cet élément la progression des charges d'exploitation serait de 8,3%. Le coefficient d'exploitation s'améliore pour atteindre 51% au lieu de 51,5% au 30 juin 1997.
    Le résultat brut d'exploitation (RBE) s'élève à 4,3 milliards FRF en hausse de 16,7%. Les trois pôles d'activité du groupe ont contribué de manière significative à la progression du RBE.

    Le Faible engagement de Dexia dans les zones à risque

    Les engagements à risque du groupe Dexia dans les zones sensibles (Asie, Russie et Amérique Latine) ne représentent que l'équivalent de 0,5% de ses encours de crédit.
    Les engagements à risque de Dexia sur les 5 pays asiatiques dits ã sensibles ä, Corée du Sud, Thaïlande, Malaisie, Philippines et Indonésie, se montent à 2,2 milliards FRF soit une baisse de 11% par rapport au 31 décembre 1997. L'effort de provisionnement sur ces 5 pays a été porté à 22,5% au 30 juin 1998. L'encours à risque après provision baisse de 23%: il passe de 2,2 milliards FRF à 1,7 milliard FRF. Plus de 75% de ce risque s'amortit dans les trois ans à venir.
    Le groupe Dexia n'est pas en risque sur la Russie. Il ne détient en particulier aucun encours, sous quelque forme que ce soit (titres ou crédits) sur l'État russe. Son seul engagement juridiquement lié à une contrepartie russe est gagé par des recettes en devises centralisées sur des comptes localisés en Europe occidentale.
    Les engagements à risque sur l'Amérique Latine se montent à 1,3 milliard FRF. Ils portent principalement sur des crédits consentis à des grands groupes européens partenaires de Dexia, au titre du financement des équipements publics (production et distribution d'électricité, distribution d'eau notamment).
    Le groupe dispose de réserves très importantes pour faire face au risque Général de contrepartie. Le montant total du FRBG de 8,7 milliards FRF. Le FRBG est incorporé aux fonds propres de base et renforce ainsi la solvabilité du groupe.

    Développement stratégique du groupe

    1997: Mise en place de l'organisation interne du groupe Dexia
    L'année 1997 a été consacrée à la mise en place de l'organisation interne du groupe Dexia. Il s'agissait de mettre en place un pilotage unique du groupe qui réunissait des sociétés jusqu'alors indépendantes: mise en place des instances dirigeantes (création d'un comité consortial de quatre personnes), en particulier la mise en place de la planification stratégique et du contrôle de gestion ã groupe ä, et le suivi des risques. Le groupe est sous contrôle: les engagements du groupe sont soumis à des règles ã groupe ä comportant notamment des limites par contreparties et ils sont répertoriés finement. Ainsi le comité consortial dispose d'un tableau de bord complet et actualisé en permanence de tous les risques.

    1998: Mise en þuvre de la stratégie de croissance du groupe Dexia
    L'année 1998 est l'année de la mise en þuvre de la stratégie de croissance du groupe Dexia.
    Trois acquisitions importantes ont été annoncées au 1er semestre 1998. Elles représentent un investissement global d'environ 6 milliards FRF. Dans un premier temps, l'acquisition de 40% du capital du Banco de Crédito local en Espagne fait de Dexia le banquier leader du financement local en Europe. Dans un second temps, l'accord sur l'acquisition de la Caisse Commune de Pensions de la SMAP (première compagnie d'assurance vie - groupe de Belgique) va permettre à Dexia de développer le concept de la bancassurance et de devenir le premier assureur-groupe de Belgique. Enfin dans le métier de la gestion d'actifs, Dexia pourra étendre son activité en France grâce à l'acquisition de la BIMP.
     

Revue de presse - Réunion débat à toulouse
Focus sur... Banco de Crédito Local - Le point de vue d«un analyste

Sommaire